exposition
expositions et publications photographiques
19/10/07 22:13
2010, tous photographes ! - espace public, musée de l’élysée au rolex learning center (epfl), lausanne, suisse, exposition collective de photographies.
2007, tous photographes !, musée de l’élysée, lausanne, suisse, exposition collective de photographies.
2006, de quelques déserts, la galerie | etc, genève, suisse, exposition de photographies (architecture).
2005, slow eyes, magazine icôn, lausanne, suisse, publication de photographies (mobilier urbain).
2004, lost in, magazine icôn, lausanne, suisse, publication de photographies (design).
2004, uefa, magazine icôn, lausanne, suisse, publication de photographies (architecture).
2003, 1,2,3... soleil !, galerie focale, nyon, suisse, exposition collective de photographies.
2003, peter merian haus, magazine icôn, lausanne, suisse, publication de photographies (architecture).
2002, carte blanche, association des musées suisses, bulletin d’information, berne, suisse, publication de photographies.
2002, impromptus, société mnc, lausanne, suisse, exposition de photographies.
2001, correspondance avec bernard plossu, www.photographie.com, paris, france, exposition collective de photographies.
2001, impromptus, galeries du cinéma, lausanne, suisse, exposition de photographies.
2001, adn, café-restaurant ariston, genève, suisse, exposition de créations photonumériques et verre acrylique.
1999/2003, adrénaline, www.adrenaline.ch, lausanne, suisse, exposition de photographies (sport).
1999/2000, beau-séjour, aljf beau-séjour, lausanne, suisse, exposition collective de photographies (architecture).
1999, un coin de “vaud” rêves..., forum de l’hôtel de ville, lausanne, suisse, exposition collective de photographies.
1998, les débuts du bonheur conjugal, le caveau, genève, suisse, exposition de photographies (théâtre).
1998, mémoire de jardins, musée des arts décoratifs, lausanne, suisse, exposition collective de photographies (jardin urbain).
1996, brimborions, artamis halle n°5, genève, suisse, exposition d’études photographiques (portrait).
1995/..., double-face, divers lieux, cartes postales.
1995, le monde du silence, centre pour la photographie, genève, suisse, exposition collective de photographies.
1993, est-ce que les fous jouent-ils ?, centre marignac, grand-lancy, suisse, exposition de photographies (théâtre).
1993, le petit prince, centre marignac, grand-lancy, suisse, exposition de photographies (théâtre).
1991, escales, centre marignac, grand-lancy, suisse, exposition de photographies.
1990, tout autour, maison vaudagne, meyrin, suisse, exposition collective de photographies, prix du reportage.
1989, tu mettrais un univers dans ta ruelle, association hors d’œuvre, genève, suisse, exposition collective de photographies, cinquième prix.
2007, tous photographes !, musée de l’élysée, lausanne, suisse, exposition collective de photographies.
2006, de quelques déserts, la galerie | etc, genève, suisse, exposition de photographies (architecture).
2005, slow eyes, magazine icôn, lausanne, suisse, publication de photographies (mobilier urbain).
2004, lost in, magazine icôn, lausanne, suisse, publication de photographies (design).
2004, uefa, magazine icôn, lausanne, suisse, publication de photographies (architecture).
2003, 1,2,3... soleil !, galerie focale, nyon, suisse, exposition collective de photographies.
2003, peter merian haus, magazine icôn, lausanne, suisse, publication de photographies (architecture).
2002, carte blanche, association des musées suisses, bulletin d’information, berne, suisse, publication de photographies.
2002, impromptus, société mnc, lausanne, suisse, exposition de photographies.
2001, correspondance avec bernard plossu, www.photographie.com, paris, france, exposition collective de photographies.
2001, impromptus, galeries du cinéma, lausanne, suisse, exposition de photographies.
2001, adn, café-restaurant ariston, genève, suisse, exposition de créations photonumériques et verre acrylique.
1999/2003, adrénaline, www.adrenaline.ch, lausanne, suisse, exposition de photographies (sport).
1999/2000, beau-séjour, aljf beau-séjour, lausanne, suisse, exposition collective de photographies (architecture).
1999, un coin de “vaud” rêves..., forum de l’hôtel de ville, lausanne, suisse, exposition collective de photographies.
1998, les débuts du bonheur conjugal, le caveau, genève, suisse, exposition de photographies (théâtre).
1998, mémoire de jardins, musée des arts décoratifs, lausanne, suisse, exposition collective de photographies (jardin urbain).
1996, brimborions, artamis halle n°5, genève, suisse, exposition d’études photographiques (portrait).
1995/..., double-face, divers lieux, cartes postales.
1995, le monde du silence, centre pour la photographie, genève, suisse, exposition collective de photographies.
1993, est-ce que les fous jouent-ils ?, centre marignac, grand-lancy, suisse, exposition de photographies (théâtre).
1993, le petit prince, centre marignac, grand-lancy, suisse, exposition de photographies (théâtre).
1991, escales, centre marignac, grand-lancy, suisse, exposition de photographies.
1990, tout autour, maison vaudagne, meyrin, suisse, exposition collective de photographies, prix du reportage.
1989, tu mettrais un univers dans ta ruelle, association hors d’œuvre, genève, suisse, exposition collective de photographies, cinquième prix.
toutes rephotographiées
03/04/07 11:04
après chaque projection, les photographes participant à l'opération reçoivent par courriel une vue d'installation comme preuve de l'exposition de l'oeuvre. cette rephotographie, présente l'image projetée dans son environnement. ainsi la cimaise-écran et, sur celle flanquée à gauche, la présentation du concept et le titre de l'exposition permettent de justifier du lieu d'exposition.
d'autres éléments composent ces vues, en haut de l'image, à l'arrière des cimaises, les coulisses. tantôt éclairées, le plus souvent dans le noir, elles ne laissent pas deviner grand chose, tous au plus des murs et quelques bouts de bois. comme je connais les lieux et que je suis architecte, je confirme qu'il y a là-bas derrière un conduit de cheminée et que la salle est celle des combles à la superbe charpente en bois.
en bas de la vue, un quasi triangle sombre, le sol - une moquette rase. et, souvent, sur ce sol, une banquette vide, souvent. rares seraient donc ceux qui regardent les images proposées par les plus de sept mille photographes? du moins c'est ce que laisse supposer le champ de la vue prise par une petite caméra juchée à l'angle de la cimaise faisant face.

mais hors champ voici donc que se révèlent trois chaises. vides elles aussi, du moins lors de la prise de vue. on y voit déjà mieux la charpente. plus quelques autres panneaux d'exposition.
hors, que valent des images non-vues? je me souvient du film lisbon story de wim wenders, tourné à l'orée du centenaire du cinéma. entre autres péripéties, un cinéaste, dans le film, en arrive à filmer des images non-vues. il se ballade dans les rues tenant sa caméra video dans le dos. puis, après être rentré de ses périgrinations, stocke les cassettes sans même les visionner. à mes yeux critique d'un cinéma abscont, le réalisateur veut rendre au cinéma sa fierté d'être simplement des images en mouvement additionnées de son.
car même si mes images sont exposées dans ce qui est généralement admis comme un haut lieu de la photographie, leur exposition ne vaut rien si personne ne les a vues. si ce n'est moi et ceux qui prennent le temps de les visionner. toutes les images du monde ne valent que par nos yeux. sinon elles ne sont que l'agrégation temporaire de quelques grosses poignées d'atomes.
si j'en juge par l'habituelle fréquentation des musées et par la présence, certifiée par les vues d'installation, de spectateurs au moment où mes images sont projetées, je ne peux que relativiser encore plus la valeur de mes images. personne ne vient spécialement pour moi (d'ailleurs comme n'est pas connu l'heure de passage des images, il serait vain de venir spécifiquement pour certaines), alors me voilà content de pouvoir montrer une fraction de ce qui est exposé à quelques yeux consentants.
en restera le film composé de toutes ces images furtives, mais pas anonymes, que nous visionneront lors des longues soirées d'un bientôt rare hiver.
d'autres éléments composent ces vues, en haut de l'image, à l'arrière des cimaises, les coulisses. tantôt éclairées, le plus souvent dans le noir, elles ne laissent pas deviner grand chose, tous au plus des murs et quelques bouts de bois. comme je connais les lieux et que je suis architecte, je confirme qu'il y a là-bas derrière un conduit de cheminée et que la salle est celle des combles à la superbe charpente en bois.
en bas de la vue, un quasi triangle sombre, le sol - une moquette rase. et, souvent, sur ce sol, une banquette vide, souvent. rares seraient donc ceux qui regardent les images proposées par les plus de sept mille photographes? du moins c'est ce que laisse supposer le champ de la vue prise par une petite caméra juchée à l'angle de la cimaise faisant face.

mais hors champ voici donc que se révèlent trois chaises. vides elles aussi, du moins lors de la prise de vue. on y voit déjà mieux la charpente. plus quelques autres panneaux d'exposition.
hors, que valent des images non-vues? je me souvient du film lisbon story de wim wenders, tourné à l'orée du centenaire du cinéma. entre autres péripéties, un cinéaste, dans le film, en arrive à filmer des images non-vues. il se ballade dans les rues tenant sa caméra video dans le dos. puis, après être rentré de ses périgrinations, stocke les cassettes sans même les visionner. à mes yeux critique d'un cinéma abscont, le réalisateur veut rendre au cinéma sa fierté d'être simplement des images en mouvement additionnées de son.
car même si mes images sont exposées dans ce qui est généralement admis comme un haut lieu de la photographie, leur exposition ne vaut rien si personne ne les a vues. si ce n'est moi et ceux qui prennent le temps de les visionner. toutes les images du monde ne valent que par nos yeux. sinon elles ne sont que l'agrégation temporaire de quelques grosses poignées d'atomes.
si j'en juge par l'habituelle fréquentation des musées et par la présence, certifiée par les vues d'installation, de spectateurs au moment où mes images sont projetées, je ne peux que relativiser encore plus la valeur de mes images. personne ne vient spécialement pour moi (d'ailleurs comme n'est pas connu l'heure de passage des images, il serait vain de venir spécifiquement pour certaines), alors me voilà content de pouvoir montrer une fraction de ce qui est exposé à quelques yeux consentants.
en restera le film composé de toutes ces images furtives, mais pas anonymes, que nous visionneront lors des longues soirées d'un bientôt rare hiver.
tous photographiés
17/03/07 22:31
grâce à la banalisation technologique du processus photographique, capter des images devient aussi courant que de téléphoner. au point même que maintenant les deux activités sont réunies en un même appareil. la facilité d'usage qui en résulte modifie notre rapport au monde, bien sûr, mais plus particulièrement à l'acte photographique.
cet acte perdant l'appréhension technique qui le limitait auparavant. il en est aussi ainsi du déplacement routier: savoir changer l'ampoule d'un phare de voiture, a fortiori connaître la mécanique d'une machine si complexe, n'est même plus nécessaire. l'usage facile et sans souci, bien qu'étant un argument marketing, rend celui-là inconscient. nous usons de nos voitures, de nos téléphones, de nos appareils photographiques numériques (devenus des photoscopes - contraction des termes appareil photographique et camescope (quoiqu'étymologiquement nous avons en fait la lumière et son observation) - qui permettent la prise d'images fixes et de films) comme nous usons de nos corps: sans question et donc sans en connaître le potentiel créateur, ni la dangerosité. et en cas de problème (de question donc) notre société de consommateurs virtuellement frustrés hurle à l'aide et s'agite hystériquement en attendant le médecin, le garagiste, le hotliner.
si les potentiels sociaux et artistiques du photoscope sont développés dans l'exposition tous photographes! du musée de l'élysée, il est un point de vue moins exploré. l'usage orthésique du photoscope rend chacun non pas seulement observateur, voire témoin ou même créateur, mais aussi surveillant, espion, accusateur. non seulement nous sommes devenus tous photographes mais aussi tous photographiés. nous nous insurgerions de l'usage institutionnel de la surveillance par caméra vidéo interposée, nous manifesterions contre le fichage de la population, mais viendrions-nous revendiquer une limitation de l'usage du photoscope dans l'espace publique? pourtant il est probable que nous avons plus de chance d'être photographié par un quidam, qu'observé par un employé derrière son mur d'écrans aboutissement du flux des caméras de surveillance.
ce n'est plus: "big brother is watching you ", mais "all brothers and sisters are watching me". notre vie publique nous expose, bon gré mal gré, à l'enregistrement de nos faits et gestes pour un usage dont nous n'avons pas la maîtrise. les pratiques divergent d'un pays à l'autre, d'une culture à l'autre. la france protège scrupuleusement ce qui ressort de la vie privée même en publique, la grande-bretagne ne s'en soucie guère. néanmoins, si l'on s'autorise à prendre l'image de toutes et de tous, prenons-nous conscience de la responsabilité qui nous incombe lors de l'usage ultérieur des ces images? nous voici journalistes-citoyens? pourtant l'exactitude des faits ne se résume pas à quelque image choquante vendue au plus grand nombre et ni la facilité technique, ni le surnombre des images ne sont preuves d'objectivité.
l'image en tout temps et en tout lieu sert aussi des buts politiques plus ou moins sains. ainsi lors de manifestations de rue, les acteurs en présence enregistrent les événements "au cas où". au cas où des dérapages surviendraient: des manifestants trop agités, des surveillants trop zélés. et puis l'écran visé agissant comme paravent de la réalité galvanise et onirise notre comportement. et puis ça fait des souvenirs... le citoyen-imageur, un contre-pouvoir? mais le pouvoir fait pareil... je ne nie pas l'éventuelle utilité de pareilles images comme indices, voire preuves, d'un fait. mais de là à croire que nous sommes plus forts que l'autre parce que nous allons montrer au monde ce qu'il fait...
ainsi cette image de l'agence keystone (qui, soit dit en passant, indique sur son site que les images ne sont ni recadrées ni manipulées (no cropping no manipulation), mais c'est là un sujet sur lequel il me faudra revenir car il pose la question de la prétention d'objectivité du photo-journalisme), cette image, donc, utilisée pour l'affiche de l'exposition du musée de l'élysée où l'on voit un cameraman qui ferme l'oeil sur l'événement pour mieux voir ce que sa caméra enregistre et, bien sûr, cette jeune fille qui regarde son téléphone photoscope plutôt que l'événement. tout photographier ne veut pas dire mieux voir: l'imbécile regarde encore et toujours le doigt qui pointe la lune.
alors même si les images faites de nous par tous ces photographes ne sont ni prises avec clairvoyance ni destinées à nous nuire particulièrement, ceux-ci riront de nous, sans que nous le sachions ni, d'ailleurs, qu'eux sachent qui nous sommes, si par hasard nous aurons été photographiés dans une posture divergeant de notre ordinaire masque social et nous ignoreront si nous aurons été photographiés dans notre banalité publique. et vice-versa car nous sommes tous photographes! mais, sans paranoïa aiguë, notre image pourra, un jour, pour le meilleur ou pour le pire, nous revenir à la face car nous auront tous été photographiés.
cet acte perdant l'appréhension technique qui le limitait auparavant. il en est aussi ainsi du déplacement routier: savoir changer l'ampoule d'un phare de voiture, a fortiori connaître la mécanique d'une machine si complexe, n'est même plus nécessaire. l'usage facile et sans souci, bien qu'étant un argument marketing, rend celui-là inconscient. nous usons de nos voitures, de nos téléphones, de nos appareils photographiques numériques (devenus des photoscopes - contraction des termes appareil photographique et camescope (quoiqu'étymologiquement nous avons en fait la lumière et son observation) - qui permettent la prise d'images fixes et de films) comme nous usons de nos corps: sans question et donc sans en connaître le potentiel créateur, ni la dangerosité. et en cas de problème (de question donc) notre société de consommateurs virtuellement frustrés hurle à l'aide et s'agite hystériquement en attendant le médecin, le garagiste, le hotliner.
si les potentiels sociaux et artistiques du photoscope sont développés dans l'exposition tous photographes! du musée de l'élysée, il est un point de vue moins exploré. l'usage orthésique du photoscope rend chacun non pas seulement observateur, voire témoin ou même créateur, mais aussi surveillant, espion, accusateur. non seulement nous sommes devenus tous photographes mais aussi tous photographiés. nous nous insurgerions de l'usage institutionnel de la surveillance par caméra vidéo interposée, nous manifesterions contre le fichage de la population, mais viendrions-nous revendiquer une limitation de l'usage du photoscope dans l'espace publique? pourtant il est probable que nous avons plus de chance d'être photographié par un quidam, qu'observé par un employé derrière son mur d'écrans aboutissement du flux des caméras de surveillance.
ce n'est plus: "big brother is watching you ", mais "all brothers and sisters are watching me". notre vie publique nous expose, bon gré mal gré, à l'enregistrement de nos faits et gestes pour un usage dont nous n'avons pas la maîtrise. les pratiques divergent d'un pays à l'autre, d'une culture à l'autre. la france protège scrupuleusement ce qui ressort de la vie privée même en publique, la grande-bretagne ne s'en soucie guère. néanmoins, si l'on s'autorise à prendre l'image de toutes et de tous, prenons-nous conscience de la responsabilité qui nous incombe lors de l'usage ultérieur des ces images? nous voici journalistes-citoyens? pourtant l'exactitude des faits ne se résume pas à quelque image choquante vendue au plus grand nombre et ni la facilité technique, ni le surnombre des images ne sont preuves d'objectivité.
l'image en tout temps et en tout lieu sert aussi des buts politiques plus ou moins sains. ainsi lors de manifestations de rue, les acteurs en présence enregistrent les événements "au cas où". au cas où des dérapages surviendraient: des manifestants trop agités, des surveillants trop zélés. et puis l'écran visé agissant comme paravent de la réalité galvanise et onirise notre comportement. et puis ça fait des souvenirs... le citoyen-imageur, un contre-pouvoir? mais le pouvoir fait pareil... je ne nie pas l'éventuelle utilité de pareilles images comme indices, voire preuves, d'un fait. mais de là à croire que nous sommes plus forts que l'autre parce que nous allons montrer au monde ce qu'il fait...
ainsi cette image de l'agence keystone (qui, soit dit en passant, indique sur son site que les images ne sont ni recadrées ni manipulées (no cropping no manipulation), mais c'est là un sujet sur lequel il me faudra revenir car il pose la question de la prétention d'objectivité du photo-journalisme), cette image, donc, utilisée pour l'affiche de l'exposition du musée de l'élysée où l'on voit un cameraman qui ferme l'oeil sur l'événement pour mieux voir ce que sa caméra enregistre et, bien sûr, cette jeune fille qui regarde son téléphone photoscope plutôt que l'événement. tout photographier ne veut pas dire mieux voir: l'imbécile regarde encore et toujours le doigt qui pointe la lune.
alors même si les images faites de nous par tous ces photographes ne sont ni prises avec clairvoyance ni destinées à nous nuire particulièrement, ceux-ci riront de nous, sans que nous le sachions ni, d'ailleurs, qu'eux sachent qui nous sommes, si par hasard nous aurons été photographiés dans une posture divergeant de notre ordinaire masque social et nous ignoreront si nous aurons été photographiés dans notre banalité publique. et vice-versa car nous sommes tous photographes! mais, sans paranoïa aiguë, notre image pourra, un jour, pour le meilleur ou pour le pire, nous revenir à la face car nous auront tous été photographiés.
tous photographes
26/02/07 17:52
l'art photographique se transforme en une activité si courante, si banale, si commune, qu'il en perd son statut artistique (même comme art moyen) pour être une simple orthèse de la mémoire. ou plutôt du souvenir, dans ce qu'il a d'affectif, d'affabulateur, d'hallucinatoire.
on – oui! on! car si l'être photographiant est un sujet défini, l'acte lui-même ne requiert plus de volonté bien définie – photographie comme on fait ses courses, comme on lit un journal gratuit, par nécessité et distraction. sans désir de création de sens, poétique ou moral. bien sûr plus l'accès technologique est limité, moins banalement, et donc plus précieusement, s'inscrit l'acte dans le quotidien. lorsque la contrainte (subie ou choisie) impose des limites, l'effort demandé acquiert un sens porteur de valeur.
d'autant plus avec l'hyper-facilité de la photographie numérique. cette question est soulevée avec pertinence par l'exposition interactive, je dirais même plus: pro-active, du musée de l'élysée et intitulée tous photographes.
comme tout à chacun peut participer, je participe. les images sélectionnées, une fois envoyées, sont exposées aussi rapidement que la durée d'un clin d'oeil. après la gloire d'un quart d'heure, voici celle plus éphémère que le passage d'un ange. mais il en reste la trace... photographique: mes images sont ainsi exposées depuis le 9 février 2007 et ici re-présentées par ordre chronologie de leur exposition.
on – oui! on! car si l'être photographiant est un sujet défini, l'acte lui-même ne requiert plus de volonté bien définie – photographie comme on fait ses courses, comme on lit un journal gratuit, par nécessité et distraction. sans désir de création de sens, poétique ou moral. bien sûr plus l'accès technologique est limité, moins banalement, et donc plus précieusement, s'inscrit l'acte dans le quotidien. lorsque la contrainte (subie ou choisie) impose des limites, l'effort demandé acquiert un sens porteur de valeur.
d'autant plus avec l'hyper-facilité de la photographie numérique. cette question est soulevée avec pertinence par l'exposition interactive, je dirais même plus: pro-active, du musée de l'élysée et intitulée tous photographes.
comme tout à chacun peut participer, je participe. les images sélectionnées, une fois envoyées, sont exposées aussi rapidement que la durée d'un clin d'oeil. après la gloire d'un quart d'heure, voici celle plus éphémère que le passage d'un ange. mais il en reste la trace... photographique: mes images sont ainsi exposées depuis le 9 février 2007 et ici re-présentées par ordre chronologie de leur exposition.