Image / Les Solitudes



Du 19 décembre 2025 au 11 janvier 2026, les membres de soutien de l’association Focale ont exposé leur travaux. Cette année, c’est le thème « Solitude » qu’ils ont exploré. L’ensemble des travaux a été exposé au Château de Nyon. J’y ai exposé Les Solitudes.

Présentation des Solitudes (en cours de création) par Marcol lors de l’atelier du 10 mai 2025

« Je comprends, moi, la solitude d’abord comme des états intérieurs. »

Que voit-on quand on se sent seul? Non pas qu’on est seul, mais qu’est en nous ce sentiment de n’être pas, de n’être plus en compagnie, en contiguïté d’autrui. Quand l’isolement, volontaire ou non, se fait au milieu d’une foule. Quand cette foule, même éparse, même sans rejet, devient désert. Alors le regard n’accroche plus le réel et le réel devient évanescent, abstrait, voire abscons. Seules restent les visions humides des regards lointains, les images troubles et nébuleuses des alentours incertains.

« Pour faire ces images-là, je suis parti d’un postulat proprement de technique photographique qui est la longue focale et la faible profondeur de champ. L’intérêt de la longue focale et de la faible profondeur d’un champ associée, c’est que ça vient isoler des éléments dans le paysage, donc qui sont hors contexte, et pour moi, ça se rapprochait justement de sentiments de solitude, d’être un peu seul au monde, donc de ne pas avoir de contexte dans lequel s’inscrire, avec lequel faire un lien.

Et puis, à travers l’exploration de ce postulat technique de départ, c’est de voir comment la technique photographique, proprement photographique, indépendamment d’une histoire picturale de composition, pouvait venir exprimer ces états intérieurs de la solitude ou plutôt des solitudes qui peuvent nous parcourir à chaque fois. »

Technique :

Huit images couleur, 45×30 cm, tirage sur papier Hahnemühle FineArt Baryta, contrecollage sur alu-Dibond, encadrements en bois (érable), sans verre.

Remerciements :

Philippe Ayral, Delphine Schacher et Aurélien Garzarolli